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Epopia : des aventures épistolaires pour faire rêver les enfants!

Epopia, c’est le concept que j’avais très très envie de faire découvrir à ma louloute depuis un bon moment déjà! Ecoutez plutôt : et si votre enfant découvrait un jour une mystérieuse enveloppe dans la boite aux lettres, marquée à son nom? et si, en l’ouvrant, il pouvait lire qu’il était devenu le personnage principal d’une histoire passionnante, d’une intrigue palpitante, d’une aventure hors du commun? et si il devait agir, prendre des décisions, dicter ses choix pour sauver un royaume, venir en aide à des animaux menacés ou résoudre des énigmes? En deux mots, voilà ce qu’Epopia propose à ses jeunes héros : imaginer et rêver!

Le concept Epopia et les formules proposées

Trois types d’histoires et d’univers sont proposés : 

  • Ma réserve naturelle : l’enfant devient directeur/trice d’un grand parc animalier
  • Ma mission dinosaures : l’enfant devient capitaine d’une mission d’explorateur au temps des dinosaures
  • Mon royaume : l’enfant devient roi/reine d’un lointain royaume magique

C’est cette dernière formule que j’avais choisie pour ma louloute qui est fan d’histoires de princesses et de magie. Carla est donc devenue un beau matin reine de Feeria, un royaume féerique inspiré du Moyen-Âge. Au fil des lettres reçues, elle a dialogué avec un chevalier, sauvé une magicienne, donné des ordres au général de l’armée du royaume ou fait des blagues avec le farceur Grouguignon. Elle s’est attachée aux personnages qu’elle retrouvait à chaque nouveau courrier.

3 formules d’abonnement sont proposées :

  • la formule découverte : 1 enveloppe
  • la formule aventure : 3 enveloppes (nous avions cette formule)
  • la formule épopée : 12 enveloppes

Chaque enveloppe contient des lettres personnalisées écrites par les différents personnages de l’aventure, des surprises issues de l’histoire, une activité créative, des illustrations et l’enveloppe de retour pré-affranchie. 

Avant de commencer l’aventure, le parent est invité à renseigner tout un tas d’informations afin de personnaliser au mieux les courriers. Les lettres reçues sont adaptées au niveau de lecture de l’enfant (de 5 à 10 ans) et contiennent des petits détails très personnels qui contribuent vraiment à créer un effet de réel. 

L’enfant est sollicité dans chaque lettre pour répondre par écrit au courrier reçu : les personnages lui posent des questions, lui demandent de faire des choix, de prendre des décisions importantes… L’enfant est libre d’y répondre comme il veut : par un long texte ou des réponses rapides, par des dessins ou des créations personnelles… La suite de l’histoire dépend alors de ses réponses et de ses choix : c’est le concept des histoires dont vous êtes le héros.

Nous sommes toutes les deux absolument conquises par cette aventure. Ce que j’ai trouvé très intéressant, c’est de la faire participer à une véritable correspondance épistolaire. Ça stimule à la fois le plaisir de lire et celui d’écrire. Dans un monde surchargé d’écrans et d’immédiateté, Epopia propose aux enfants de (re)découvrir le pouvoir de l’écrit et du temps long de la correspondance à distance : l’enfant prend le temps de lire et de répondre, il envoie son courrier, les réponses se font attendre, on guette la venue du facteur pour savoir s’il va se faire messager d’une lettre magique, on espère… On a joué le jeu à fond et Carla s’est vraiment prêtée à croire qu’elle était devenue la reine d’un lointain royaume.

Et pour cette raison, je crois, moi, que ce sont de vrais magiciens chez Epopia! 

Pssstttt! Il y a un super cadeau pour vous à découvrir tout en bas de l’article! 

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Pour plus d’infos ou pour se lancer dans l’aventure, allez faire un tour sur le site d’Epopia

** CONCOURS CLÔTURÉ ** CADEAU ! Allez vite faire un tour sur la page Instagram du blog, il y a un concours organisé pour vous faire gagner un abonnement à Epopia! 

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Initiation à la calligraphie chinoise

S’il y a bien une culture qui nous fascine à la maison, c’est la culture asiatique. Livres, films, cuisine, art de vivre…Carla baigne un peu là-dedans depuis toute petite et il semble qu’on lui ait transmis le virus.

Cela faisait un moment que je cherchais un ouvrage destiné aux enfants pour lui faire découvrir la calligraphie chinoise, mais ce n’est pas évident : trop compliqué, pas assez adapté ou pas assez ludique… Jusqu’à ce que je tombe sur cet ouvrage d’initiation publié aux éditions Picquier, le spécialiste des livres d’Asie : J’apprends la calligraphie chinoise. Vraiment adapté à un jeune public et très complet, il invite l’enfant à suivre Mimi, une petite chinoise de 8 ans qui apprend la calligraphie. C’est en compagnie de cette petite fille que l’on découvre cet art ancestral. Le livre s’ouvre sur une légende qui raconte la naissance des caractères chinois et leur histoire, leur évolution. On se familiarise ensuite avec l’ordre des traits, les clés et la composition des caractères, les gestes et la position d’écriture, le maniement du pinceau… Chaque caractère est décomposé et on apprend à les tracer pas à pas, on découvre leur signification symbolique.

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Mais ce que j’aime par-dessus tout dans ce livre c’est la part qu’il laisse au rêve, à l’imaginaire et au mystère. En le parcourant, on a vraiment l’impression de découvrir une écriture un peu magique, mystérieuse, faite de symboles à décoder, de clés à déchiffrer. La petite Mimi nous montre aussi que s’exercer à la calligraphie chinoise exige une grande concentration, une maîtrise de ses gestes. C’est en fait un excellent exercice de motricité fine!

Avant de débuter notre petite activité, j’ai présenté le livre à Carla, nous l’avons feuilleté ensemble, lu certaines pages, observé les caractères. Ce qu’elle a tout de suite remarqué c’est que la calligraphie chinoise est une écriture-dessin et c’est évidemment par ce biais-là que je voulais l’accrocher. C’est ça qui est passionnant pour les enfants : écrire tout en dessinant, dessiner tout en écrivant.

Après notre découverte du livre, je lui ai proposé de suivre les traces de Mimi et de s’essayer elle-même à cet art de la calligraphie.

Matériel utilisé :

  • des feuilles blanches (type papier Canson)
  • un pinceau de calligraphie (ou pinceau à lavis)
  • de l’encre de Chine

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Pour commencer, j’avais au préalable tracé quelques clés au crayon gris et Carla s’est chargée de les dessiner en repassant sur les traits avec le pinceau et l’encre de Chine. C’étaient 2 nouveautés pour elle : nous n’avions jamais utilisé ce genre de pinceau (ils ont la particularité d’avoir une extrémité pointue) ni de l’encre de Chine (attention, prévoir un tablier, ça tache).

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Elle a vite senti que l’utilisation du pinceau était différente de ceux qu’elle a l’habitude d’utiliser. On peut créer des traits fins ou épais selon l’orientation que l’on donne au pinceau. Elle a eu un peu de mal au début puis son geste s’est affiné.

Quand elle a eu fini, nous avons essayé de retrouver le mot correspondant à chaque symbole et je les ai écrits dessous au fur et à mesure.

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Comme elle voulait encore continuer, je lui ai ensuite proposé d’inventer et de tracer ses propres caractères et là je dois dire que c’était la meilleure partie de l’activité! Elle s’est éclatée à imaginer des symboles et leurs significations (et moi à l’écouter…). A chaque nouveau symbole tracé, elle lui trouvait un sens et moi j’étais chargée de le noter en dessous. Qu’est-ce qu’on a ri! Pour certains caractères, on repère bien le lien entre le mot et son dessin, pour d’autres, c’est plus farfelu… Perso, j’adore le « robinet qui fuit »!!! 🙂

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J’ai adoré la voir inventer des symboles et imaginer leurs sens, mettre en lien le dessin et le mot. Pour certains, elle s’est inspirée du livre ouvert devant elle, pour d’autres elle a complètement laissé parler son imagination. C’est une activité qui aura eu aussi le mérite de lui faire découvrir une autre culture, une façon imagée de voir les choses et le monde.

Le blog va être en pause pendant un petit moment, le temps de passer une période professionnelle particulièrement chargée et d’organiser un merveilleux anniversaire à ma petite fée… En attendant de vous retrouver pour de nouvelles activités et découvertes, je vous invite à nous suivre dans nos aventures sur Instagram. A très très vite! ♥

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J’apprends la calligraphie chinoise– He Zhihong et Guillaume Olive – éditions Picquier Jeunesse

J’apprends la calligraphie chinoise (Reliure à spirales)


Prix habituel EUR 15,50
Neuf: EUR 15,50 EUR En stock
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Son plateau d’écriture

Depuis qu’elle va à l’école, Carla aime énormément reproduire des formes, des lettres, des chiffres. Elle écrit et dessine beaucoup, elle fait des listes, elle affine son geste d’écriture. Devant son engouement pour tout ce qui touche au graphisme, j’ai alors (enfin) pris le temps de lui préparer un matériel très utilisé en pédagogie Montessori : le plateau ou bac d’écriture. Cela fait un long moment que je voulais lui en proposer un mais je n’avais pas pris le temps de le faire. C’est désormais chose faite et je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt tant elle s’en est emparée tout de suite et avec grand enthousiasme.

Pour préparer ce plateau d’écriture, j’ai rempli un bac avec de la semoule fine (mais on peut utiliser aussi de la farine, du sel, du sable…). Pour ajouter un petit côté fun et brillant, j’ai rajouté des paillettes dorées. Au fil de la manipulation du bac, les paillettes se mélangent à la semoule et ça donne un léger côté brillant qu’on aime beaucoup. Dans tous les cas, je vous conseille d’utiliser un bac à bords hauts histoire d’éviter les catastrophes…

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Pour la première présentation du plateau, j’ai proposé à ma louloute des cartes avec des lettres et d’autres avec des chiffres, histoire de varier les plaisirs et le choix. Les cartes lettres viennent d’un alphabet mobile que j’ai fabriqué (que vous pouvez télécharger ici). Comme dans la pédagogie Montessori, j’ai distingué les voyelles et les consonnes par des couleurs (les voyelles en rose et les consonnes en bleu). Les lettres ont simplement été découpées et plastifiées pour pouvoir être réutilisées. Pour l’instant, je n’ai proposé à Carla que les majuscules car c’est ce qu’elle travaille à l’école. Elle commence tout juste à découvrir les minuscules alors je les lui proposerais quand elle sera prête. Pour les cartes chiffres, j’ai utilisé des cartes rugueuses qui viennent du coffret Mes chiffres Montessori chez Nathan. Le gros avantage de ces cartes par rapport à mon alphabet fait maison c’est qu’elles sont grandes et rigides et le relief rugueux permet à l’enfant de s’exercer à tracer le chiffre avec son doigt et de sentir ainsi la forme. La flèche indique par où commencer son geste.

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Carla était absolument libre de tracer ce qu’elle voulait : elle pouvait choisir les lettres et/ou les chiffres, n’en faire que quelques-uns ou tous, dans l’ordre ou dans le désordre. Elle a choisi de faire d’abord tout l’alphabet dans l’ordre puis tous les chiffres dans l’ordre aussi… J’ai cru qu’elle allait se lasser mais non. Elle était un peu hésitante au début puis elle a vite accéléré le rythme et a enchaîné les cartes. Elle était toute fière de chacune de ses réussites.

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L’immense intérêt pédagogique de ce plateau d’écriture est qu’il permet à l’enfant de pouvoir se tromper sans créer de blocage ou de frustration car il suffit de secouer le plateau pour effacer la lettre ou le chiffre et ainsi recommencer indéfiniment, un peu comme une ardoise magique. L’enfant exerce et affine son geste d’écriture. Le plateau permet une approche du graphisme à la fois visuelle et sensorielle, on voit, on touche, on sent.

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Pour cette première fois, Carla a tracé les chiffres et les lettres avec son doigt, mais les fois suivantes je lui ai aussi proposé de le faire avec une baguette, cela permet de reproduire plus exactement le tracé avec un stylo. Ce plateau peut aussi servir à dessiner, à tracer des formes géométriques, à reproduire des formes…les possibilités sont immenses. C’est notamment un support parfait pour s’exercer au graphisme. J’ai aussi mis à sa disposition des fiches de graphisme avec des modèles à reproduire (que j’ai trouvées sur ce blog) que j’ai imprimées et plastifiées.

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Carla utilise aussi souvent le bac simplement pour dessiner librement. On dessine elle et moi et on s’amuse à deviner ce que l’autre a représenté. Pour toutes ces raisons, ce plateau d’écriture  va désormais rester à la disposition de louloute pour qu’elle puisse l’utiliser comme bon lui semble.

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